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Pourquoi un article sur le vélo sur un réseau social professionnel ?

Pour deux raisons : la première est que le vélo est de plus en plus utilisé pour les trajets professionnels, de la maison au travail et réciproquement, comme alternative à la voiture et aux transports en communs. La deuxième est qu’il faut en parler, faire du bruit et alerter les pouvoirs publics sur les dangers de la pratique cycliste en cycle urbain.

Vélo en ville - Smart Sciences RH
Membre d’un club cycliste sportif, nous avons payé depuis le début de l’année 2018 un lourd tribut à notre passion, puisqu’outre le fait que nous ayons à déplorer un nombre accru d’accidents graves impliquant des véhicules à moteur, nous avons eu le choc et la douleur de déplorer la perte d’un de nos copains, percuté de plein fouet par un camion en ville. C’est du jamais vu !

On pourrait dire que c’est la loi du nombre car chaque rencontre entre un vélo et un engin à moteur est potentiellement dangereuse. La probabilité de survenue d’un accident augmente donc de manière proportionnelle au nombre de rencontres. C’est donc statistique : une région à fort trafic, à comportement individuel équivalent, est donc potentiellement plus dangereuse qu’une région qui l’est moins.

Nous devons, sans nécessairement la remettre en question de manière radicale, nous poser des questions rationnelles sur notre pratique et surtout apporter des réponses, tant au niveau individuel que collectif et institutionnel. Le double langage des pouvoirs tant locaux que nationaux, qui consiste à, d’un côté, faire la promotion (communiquer sur !) des transports doux, y-compris urbains, et d’un autre ne rien faire de concret pour faire exister ces modes de déplacement en toute sécurité dans le monde réel, n’est plus admissible. Les vélos en libre-service en sont l’exemple le plus criant : cette opération consiste à jeter en pâture, au prétexte de la sacro-sainte promotion des transports alternatifs, des “cyclistes” inexpérimentés dans la circulation urbaine, que les infrastructures et les comportements ne sont pas encore (le seront-ils un jour ?) prêts à accepter. On les envoie donc au casse-pipe au nom de l’idéologie.

Le rôle des autorités est de justement au contraire, pallier les insuffisances individuelles de la nature humaine. Celle-ci n’est pas une fatalité. D’autre part, au moins autant qu’une prise de conscience comportementale, il s’agit également de mettre en place des infrastructures qui permettent une utilisation sûre du vélo y-compris en parcours urbain. Par exemple au moyen de véritables pistes cyclables accessibles facilement, cohérentes et séparées de la chaussée et pourquoi pas des “autoroutes” cyclables c’est à dire des itinéraires spécifiquement dédiés au vélo ?

A suivre………